Les olympiens

Zeus

Comme l'atteste son nom, dérivé de la racine indo-européenne *dei- signifiant « briller », Zeus reçoit en partage la souveraineté sur le monde terrestre et les airs. Surnommé Κεραυνός / Kéraunos (« la foudre »), il est armé du foudre, qui a été fabriqué pour lui par les Cyclopes, ses oncles. Le foudre possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde. Mais Zeus est également le maître des phénomènes naturels : tonnerre, trombe d'eau, nuées, etc. Les météorites lui sont consacrées. Dans son épiclèse de Μαιμάκτης / Maimáktês, il écarte la tempête. C'est également lui qui, selon les Travaux et les Jours (v. 415), fait pleuvoir sur la terre : ainsi, les Grecs appellent « eau de Zeus » (τὸ ἐν Διὸς ὕδωρ) l'« eau du ciel » des Français. Lié aux phénomènes naturels, il est logiquement associé aux cultures et aux cycles agricoles. Hésiode conseille ainsi d'invoquer Zeus Infernal et Déméter, au moment de labourer, afin que la terre soit fertile (ibid., v. 465). Sous l'épiclèse de Κτήσιος / Ktếsios, il protège le garde-manger et a comme attributs la corne d'abondance et le serpent domestique Zeus est célèbre pour ses innombrables aventures avec des mortel(le)s, des déesses et des nymphes : Danaé, Alcmène, Sémélé, Léto, Europe, Ganymède, etc. Il est le père de nombreux dieux : Arès, Athéna, Dionysos, Hermès, Apollon et Artémis ; de nombreux héros : Héraclès, Persée, Castor et Pollux, etc. Ces nombreuses infidélités de Zeus à sa troisième femme, Héra, – après Métis et Thémis –, sont la cause de fréquentes disputes entre les divins époux. De plus, la déesse se montrant d'un caractère très vindicatif, elle poursuivait souvent de sa vengeance les maîtresses (Io, Léto, etc.) ou même les enfants (Héraclès) de son mari Il fait parti de la triade capitoline avec Héra et Minerve

Poseidon

Poséidon (en grec ancien Ποσειδῶν / Poseidỗn, Ποτειδάων / Poteidáôn en crétois et en béotien) est le dieu grec des mers et des océans en furie, ébranleur des sols (séismes). Il est l'époux de la terre, le maître des profondeurs mystérieuses donc de la fertilité. Il est aussi reconnu comme étant dompteur des chevaux. Son symbole principal est le trident, qu'il reçoit des Cyclopes pendant la Titanomachie, il est aussi symbolisé par le poisson et le cheval Comme les Grecs le reconnaissent eux-mêmes, Poséidon est un dieu important et ancien. Son nom est attesté depuis l'époque mycénienne sous la forme po-si-dai-jo. Les tablettes en linéaire B montrent qu'il est le principal dieu de Pylos , comme en atteste dans l'Odyssée le sacrifice offert par Nestor, roi de Pylos, à Poséidon. Le principal sanctuaire des Ioniens, dont Nestor est l'ancêtre mythique, se trouve au cap Mycale et lui est consacré. Les Éoliens, les Béotiens et les Mégariens se réclament également de lui par l'intermédiaire de leurs ancêtres éponymes, Éolos, Béotos et Mégarée, qui sont ses fils. Des cités portent également son nom : Potidée en Chalcidique et Poseidonia/Paestum en Grande Grèce. L'amphictyonie de Calaurie se réunit dans son sanctuaire, tandis que le principal centre religieux de la Triphylie est le sanctuaire du Samikon. Comme seigneur des chevaux, il est vénéré en Arcadie et préside des jeux équestres, les Hippokrateia, qui se tiennent à Pallantion. On lui rend également un culte à Olympie et Patras.

Hadès

Dans la mythologie grecque, Hadès (en grec ancien Ἅιδης / Aidês), frère de Zeus et de Poséidon, est le maître des Enfers (dans le sens gréco-romain du terme). Il est marié à Perséphone. Souverain des ombres Au terme de la guerre contre les Titans, Hadès reçoit en partage les « ombres brumeuses » et réside avec elles dans les Enfers. Roi des morts, sa principale mission est d'empêcher ceux-ci de quitter les Enfers, car leur vue qui remplirait d'horreur les hommes comme les dieux. Pindare lui donne pour attribut un sceptre grâce auquel il conduit les morts, un rôle qui relève normalement d'Hermès de psychopompe. Dans les Perses, le nom d'Hadès est invoqué en même temps que celui d'Hermès et Gaïa pour faire revenir sur terre l'âme de Darius. Eschyle le présente par deux fois comme le juge des morts. Dans les Suppliantes, Danaos clame que « là-bas aussi Quelqu'un fait justice des crimes, dit-on – un autre Zeus : à lui, chez les défunts, le dernier Jugement. » Dans les Euménides, le chœur déclare de même qu'« Il se fait rendre de terribles comptes, le Prince des morts, là-bas sous la terre, et dans son grand Livre, son œil vigilant ne laisse rien perdre. »

Hera

Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en grec ancien (Attique) Ἧρα / Hêra ou en ionien Ἧρη / Hêrê), fille des Titans Cronos et Rhéa, est la femme et la sœur de Zeus. Elle est la protectrice par excellence de la femme et la déesse du mariage légitime, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches. Elle est très jalouse des infidélités de son mari Zeus Après la Titanomachie, Héra devient l'épouse de Zeus. Elle est la mère, par Zeus, d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie, mais aussi d'Héphaïstos, qu'elle conçoit seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle n'a pas besoin de lui pour enfanter. Homère (Il. i. 578, xiv. 338, xviii. 396, xxi. 332, Od. viii. 312) et Cicéron (De Natura Deorum 3.22) font néanmoins d'Héphaïstos le fils de Zeus et d'Héra. Les traditions post-hésiodiques attribuent à Zeus et Héra de nombreux autres enfants absents des catalogues "traditionnels" : Quintus de Smyrne, dans sa suite à l'Iliade, leur reconnaît ainsi trois filles supplémentaires : la Charite Pasithéa et les déesses guerrières Enyo et Eris (la Discorde). Le pseudo-Hygin, dans la préface de ses fables, mentionne également parmi leurs enfants la Liberté. Enfin, les Scholia Theocrite citent le mimographe Sophron, qui dans un écrit intitulé Angélos nomme ainsi une fille méconnue de Zeus et d'Héra, plus ou moins identique à Hécate.

Hestia

Dans la mythologie grecque, Hestia (en grec ancien Ἑστία / Hestía) est la divinité du feu sacré et du foyer. Elle est la fille aînée de Cronos et de Rhéa, sœur de Zeus, Poséidon, Hadès, Héra et Déméter. Hestia appartient à la génération des douze grandes divinités de l'Olympe (quoique sa présence dans le canon olympien soit variable). Hestia incarne le foyer domestique, la flamme sacrée qui brûle sans cesse dans les demeures et dans les temples, et qui les purifie. Elle est vénérée comme la protectrice des familles, des villes et des colonies. En effet, quand les Grecs voulaient fonder une colonie, ils emportaient de la métropole le feu d'Hestia destiné à allumer le foyer de la nouvelle patrie. Ainsi, Hestia, symbolise aussi la pérennité de la civilisation et de la religion. Chaque repas commençait et finissait par une offrande à Hestia Hestia est rarement représentée dans l'art grec. Quand c'est le cas, elle n'a que rarement des attributs caractéristiques. En général les Anciens la représentaient debout, sévèrement vêtue, avec un voile sur la tête

Démeter

Dans la mythologie grecque, Déméter (en grec ancien Δημήτηρ / Dêmếtêr qui dérive de Γῆ Μήτηρ / Gễ Mếtêr, « la Terre-Mère » ou de Δημομήτηρ / Dêmomếtêr, « la Mère de la Terre », de δῆμος / dễmos, « la terre, le pays ») est la déesse de l'agriculture et des moissons. Les Romains l'associèrent à Cérès. La Théogonie d'Hésiode en fait une fille des Titans Cronos et Rhéa, sœur de Zeus, de Poséidon, d'Hadès, d'Hestia et d'Héra et la mère de Perséphone. Dans Les Travaux et les Jours, Hésiode revient fréquemment sur Déméter, et il y donne de nombreux détails sur les rites religieux entourant la fertilité et le travail de la terre. On reconnaît que cette déesse est l'une des divinités les plus favorables aux humains et qu'elle se réjouit dans la paix et le labeur. Plusieurs auteurs s'entendent pour dire qu'elle ne faisait pas partie des douze dieux de l'Olympe, puisqu'elle préfèrerait rester près de la terre et des champs. Selon Pausanias dans sa Description de la Grèce, une grande quantité de temples et sanctuaires dédiés à Déméter parsemaient le pays, témoignant de l'importance de son culte. Déméter fut honorée dans les mystères d'Éleusis, un culte célébrant le retour à la vie et le cycle des moissons. L'Hymne homérique à Déméter, donne la meilleure description qui puisse nous documenter sur l'origine du culte. Elle était également honorée aux mystères de Samothrace sous la forme de la déesse Axieros, la déesse principale des Grands Dieux.

Athena

Athéna ou Athéné (en attique Ἀθηνᾶ / Athênã ou en ionien Ἀθήνη / Athếnê) est une déesse de la mythologie grecque, identifiée à Minerve chez les Romains. Elle est également appelée « Pallas Athéna ». Athéna est la fille de Zeus et de Métis (une Océanide), sa première épouse, déesse de l'ingéniosité (μῆτις / mễtis, « le conseil »). Ouranos, le Ciel étoilé, prévient Zeus qu'un fils né de Métis lui prendrait son trône. Par conséquent, dès qu'il apprend que Métis est enceinte, Zeus prend le parti de l'avaler. Mais quelques mois plus tard, il ressent de terribles maux de tête sur les bords du lac Triton (pour certains auteurs, il s’agit d’une source ou d’une rivière). Il demande alors à Héphaïstos, le dieu forgeron, de lui ouvrir le crâne d'un coup de hache, pour le libérer de ce mal : c'est ainsi qu'Athéna jaillit, brandissant sa lance et son bouclier, de la tête de Zeus, en poussant un puissant cri de guerre. Par la suite, Athéna est considérée comme la fille de Zeus seul. Ainsi, chez Eschyle, déclare-t-elle : « Je n'ai pas eu de mère pour me donner la vie.» Très vite, elle rejoint les dieux de l'Olympe, où elle prend une place importante. L’Iliade, l'Odyssée comme les Hymnes homériques la représentent comme la favorite de Zeus, celle à qui il ne peut rien refuser. Tout comme Zeus, elle tient l'égide et peut lancer la foudre et le tonnerre. On invoque son nom à côté de ceux de Zeus et Apollon dans les serments solennels. Elle est la déesse de la Cité, mais c'est comme déesse de la sagesse, représentée par la chouette et par l'olivier, qu'elle s'impose et en vient à symboliser la civilisation grecque au cours des siècles, jusqu'à nos jours. À l'instar d'Hestia et d'Artémis, Athéna est une déesse vierge, à qui on ne connaît pas d'aventures. Pour autant, elle est l'objet des avances d'Héphaïstos ; alors que celui la poursuit, son sperme se répand sur la cuisse de la déesse qui l'essuie avec de la laine (ἔριον / érion) qu'elle jette à terre (χθών / khthốn) ; la terre ainsi fécondée donne naissance à Érichthonios, qu'Athéna recueille et élève.

Hephaistos

Dans la mythologie grecque, Héphaïstos ou Héphaistos (en grec ancien Ἥφαιστος / Hêphaistos) est le dieu du feu, des forges et des volcans. Il est habituellement représenté sous les traits d'un forgeron boiteux, mais il est d'abord un inventeur divin et un créateur d'objets magiques. Dès Homère, son nom est utilisé par métonymie pour désigner le feu. D'après l'Iliade,Héphaïstos est marié à l'une des Charites (ou Grâces), qui porte simplement le nom de Charis (littéralement « Grâce »). Il en va de même dans la Théogonie (v. 907), mais Hésiode cite explicitement le nom d'Aglaé, la plus jeune des Charites. Cependant la tradition la plus populaire en fait le mari d'Aphrodite, cette version étant d'ailleurs déjà attestée dans un épisode fameux de l'Odyssée (chant VIII), où il tend un piège à sa femme qui le trompe avec Arès, et devient la risée des dieux. Dans les deux cas, le dieu épouse une incarnation de la beauté : il peut s'agir d'un simple contraste comique entre la belle et le boiteux, ou d'une réflexion plus profonde sur le rapport étroit entre l'artisan/artiste et la beauté. Contrairement à d'autres dieux, Héphaïstos n'est guère renommé pour ses aventures extra-maritales. On sait cependant qu'après avoir été abandonné par Aphrodite, il poursuit de ses avances Athéna : son sperme se répand sur la cuisse de la déesse qui l'essuie avec de la laine (ἔριον / érion) qu'elle jette à terre (χθών / khthốn) ; la terre ainsi fécondée donne naissance à Érichthonios, qu'Athéna recueille et élève. De ce fait, on trouve parfois l'expression « enfants d'Héphaïstos » pour désigner les Athéniens.

Arès

Arès (en grec ancien Ἄρης / Arês ou Ἄρεως / Areôs) est le dieu de la guerre et de la destruction dans la mythologie grecque. Fils de Zeus et de Héra. Arès est le dieu de la guerre, de la brutalité et du carnage. Il va au combat accompagné de sa sœur Éris (la Discorde), ses fils Déimos (la Terreur) et Phobos , ainsi que d'Ényo, déesse des batailles. Lui-même est souvent appelé Ἐνυάλιος / Enyálios. Traditionnellement, les Grecs interprètent son nom comme un dérivé du mot « tueur », ἀναίρης / anaírês. En tant que tel, il est haï des autres dieux, en particulier Zeus, lequel lui déclare dans l'Iliade : « Je te hais plus qu'aucun des dieux qui vivent sur l'Olympe Car tu ne rêves que discordes, guerres et combats. » Héra, sa mère, ne l'apprécie guère plus, dépitée qu'elle est de le voir prendre parti pour les Troyens pendant la guerre de Troie. Elle déclare pareillement à son sujet : « Zeus Père, n'es-tu pas outré des sévices d'Arès ? Combien de braves Achéens n'a-t-il pas fait périr à tort et à travers ! J'en suis navrée, et cependant Aphrodite et Apollon à l'arc d'argent sont tout heureux d'avoir lâché ce fou qui ne connaît aucune loi. » Athéna, déesse de la guerre comme lui, représente les aspects positifs de la guerre, comme la victoire, alors qu'il en incarne les aspects négatifs. Les deux se haïssent particulièrement

Hermes

Dans la mythologie grecque, Hermès (Ἑρμῆς / Hermễs, nom grec, Ἑρμᾶς / Hermãs en dorien) est une des divinités de l'Olympe. Il est le dieu du commerce, le gardien des routes et des carrefours, des voyageurs, des voleurs, le conducteur des âmes aux Enfers et le messager des dieux. Lors de la guerre de Troie, il prend parti pour les Achéens mais ne participe guère à la bataille. Cependant il se retrouve face à Léto mère d'Apollon et d'Artémis mais refuse de la combattre. Il se contente d'être le messager et l'interprète (on rapproche son nom du mot ἑρμηνεύς / hermêneús, « interprète ») de Zeus. Ainsi, il guide au mont Ida Aphrodite, Athéna et Héra qui concourent pour la pomme d'or, afin de les soumettre au jugement de Pâris. Il escorte Priam, venu chercher le corps d'Hector, dans le camp grec ; il avertit (sans succès) Égisthe de ne pas tuer Agamemnon ; il transmet à Calypso l'ordre de libérer Ulysse. Après la guerre, c'est lui qui amène Hélène en Égypte. De même, c'est lui qui, d'après le pseudo-Apollodore, devant enlever Io sur demande de Zeus, tue Argos aux cent yeux, placé en surveillance par Héra, d'où son épiclèse d'« Argiphonte » (Ἀργειφόντης / Argeiphóntês, « tueur d'Argos ») — l'interprétation de cette épithète est pourtant sujette à caution : la légende d'Argos est probablement postérieure à Homère, qui emploie déjà cette épiclèse ; une autre interprétation traduit par « à la lumière blanche, éblouissant ». Guide des héros tout comme Athéna, il conduit Persée dans sa quête de Méduse et guide Héraclès dans les Enfers. C'est le conducteur des âmes vers Hadès, d'où son épithète de Πομπαῖος / Pompaĩos, puis plus tard « Psychopompe » (en grec Ψυχοπομπός / Psukhopompós). À la fin de l'Odyssée, on le voit ainsi conduisant les âmes des prétendants dans le pré de l'Asphodèle.

Artémis

Dans la mythologie grecque, Artémis (en grec ancien Ἄρτεμις / Ártemis) est la déesse de la chasse et une des déesses associées à la Lune (par rapport à Apollon, qui est le dieu du Soleil).Elle est la fille de Zeus et de Léto et la sœur jumelle d'Apollon (ou simplement sa sœur, selon l'hymne homérique qui lui est consacré), avec lequel elle partage beaucoup de traits communs Coureuse des bois, sauvageonne insoumise et fière, Artémis appartient avant tout au monde sauvage, alors que son frère Apollon se présente comme un dieu civilisateur. Seule parmi les dieux, à l'exception de Dionysos, elle est constamment entourée d'une troupe d'animaux sauvages, d'où son épiclèse de ηγημόνη / Hêgêmónê, « la Conductrice ». Elle est aussi à la tête d'une troupe de nymphes (20 nymphes du mont Amnisos, selon Callimaque) et de jeunes mortelles, qu'elle mène à travers les forêts. L'Iliade en parle comme de « l'agreste Artémis (...), la dame des fauves (potnia theron)[5]. Surnommée la « Bruyante » (Κελαδεινή / Keladeinế), elle mène sa meute et les pousse de la voix. Artémis possède en effet le double visage de la compagne des animaux sauvages, et de la chasseresse. La biche symbolise bien son ambivalence : la bête est sa compagne favorite, et de nombreuses représentations la montrent à son côté. Néanmoins, Artémis est aussi celle qui est réputée pour suivre de ses flèches cerfs et biches, même si peu de textes l'attestent. La déesse sagittaire est enfin appelée par Homère Artémis khrysêlakatos, « à l’arc d’or » et par Hésiode iochéairê, « l'archère »[6]. Chez Homère, l'arc se dit βιός / biós, qui se rapproche de βίος / bíos, « la vie ». C'est pourquoi, Artémis, encore appelée « la radiante », est aussi celle qui guide les égarés, les étrangers, ou les esclaves en fuite au cœur de la nuit. Aussi Artémis porte-t-elle en latin le nom de Trivia, « celle qui éclaire la route aux carrefours de la vie ».

Apollon

Apollon (en grec ancien Ἀπόλλων / Apóllôn, en latin Apollo) est le dieu archer grec de la clarté solaire, de la raison, des arts et plus précisément de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c'est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l'ont adopté très rapidement sans changer son nom. C'est peut-être le dieu qui a le plus été adoré dans toute la mythologie grécise-romaine et l'un des plus complexes à cerner. Le fait qu'il soit parfois suivi de muses explique son second nom, le musagète (celui qui conduit les muses). « On peut dire, sans outrance, qu'Apollon reflète pour les Grecs le génie artistique de leur pays, l'idéal de la jeunesse, de la beauté, et du progrès. »

Dyonisos

Dans la mythologie grecque, Dionysos (en grec ancien Διώνυσος / Diṓnysos ou Διόνυσος / Diónysos) est le dieu des jonctions, des opposés et des ambiguïtés (mort-vie, homme-femme, vin et ses excès, dieu de la traversée de la ténèbre hivernale.). Il est le dieu de l'hiver, de la fête des morts et de son dépassement par la conquête de l'immortalité. Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Les Romains l'ont assimilé au pâle Bacchus. Selon les listes, il fait partie ou non des douze Olympiens, bien qu'il ne vive pas sur le mont Olympe (c'est essentiellement un dieu errant). Excitée par la jalousie d'Héra, Sémélé, fille du roi de Thèbes, veut contempler son amant Zeus dans toute sa majesté. Lié par un serment, Zeus ne peut s'y soustraire, et Sémélé, simple mortelle, meurt foudroyée. Zeus alors tire son fils du ventre de sa mère et, s'entaillant la cuisse, y coud l'enfant, pour mener sa gestation à terme. C'est l'origine de l'expression « être né de la cuisse de Jupiter ». C'est aussi une étymologie proposée pour Dionysos (« deux fois né »). La cuisse pouvant être une désignation euphémique pour les organes sexuels (procédé courant, voir par exemple le français « bas-ventre »), Dionysos pourrait être considéré comme issu directement du sperme (ou de l'urine ?) de Zeus.

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